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Arbitrage : l'assistance vidéo à la coupe du Monde pour les nuls

14 juin 2018 - 17:07

 Après des années de débats et d'opposition entre pro et anti-vidéo, puis deux ans d'expérimentation dans le monde entier, le football va définitivement changer de visage cet été avec l'utilisation de l'assistance à l'arbitrage vidéo (appelée « VAR », acronyme anglais).

Sur le terrain, rien ne change. L'arbitre central reste seul maître du jeu, secondé par ses deux assistants sur la touche.

Un usage strictement encadré

Quatre cas sont prévus dans les lois du jeu « nouvelle version » :

  • Lorsqu'un but est inscrit

Y a-t-il une raison de ne pas valider ce but (faute, main, hors-jeu…) ? L'arbitre vidéo peut revenir en arrière, jusqu'au début de l'action, précisément à la récupération du ballon de l'équipe qui attaque, pour juger d'une éventuelle infraction. Pour le franchissement de la ligne de but, la « Goal-Line-Technology », déjà en place depuis 2014, sera toujours utilisée. Le fonctionnement ne change pas. Dans ce cas, si le ballon passe entièrement la ligne, la montre de l'arbitre vibre, le but est validé.

  • En cas de penalty

La vidéo doit permettre de juger si la faute est commise à l'intérieur ou à l'extérieur de la surface, mais aussi de juger la faute et l'action en elle-même. Comme dans la situation précédente, l'arbitre peut revenir en arrière. Par exemple, si un penalty est accordé au Brésil pour une faute sur Neymar et que l'arbitre vidéo signale que Neymar avait contrôlé le ballon de la main quelques secondes plus tôt, le penalty ne sera pas accordé.

  • Attribution d'un carton rouge

Uniquement pour un carton rouge direct : dans ce cas précis, on visionne seulement l'incident, et pas le début de l'action.

  • Confirmer l'identité d'un joueur fautif

Par exemple en cas d'attribution d'un carton jaune

Comment se passe l'intervention de l'arbitre vidéo ?

Il existe deux possibilités. Soit l'arbitre a un doute sur sa décision et va réclamer l'assistance (« Giroud était-il hors-jeu lorsqu'il a marqué de la tête ? »). Soit l'assistance vidéo lui signale rapidement un problème à vérifier (« Attention, M. Turpin. Vous avez sifflé penalty, mais il nous semble que Neymar n'était pas dans la surface au moment de la faute »).

Une fois le contact établi par oreillette, l'arbitre central a deux choix. Soit il accepte l'information et acte la décision, soit il va visionner l'image au bord du terrain pour se forger son propre avis. La Fifa a donné des instructions pour cadrer ce choix. Il est demandé aux arbitres d'aller visionner les images au bord du terrain lorsque la décision est soumise à interprétation, c'est-à-dire dans les cas suivants :

Pour un but, lorsque le hors-jeu est litigieux ou en cas de faute commise par un joueur de l'équipe qui attaque.

  • Pour un penalty, afin de visionner la faute du défenseur ou la faute éventuelle d'un joueur de l'équipe attaquante.
  • En cas de carton rouge direct.

À l'inverse, il est demandé à l'arbitre central de suivre sans broncher la décision de son assistant vidéo dans les cas suivants :

  • En cas de but, pour un hors-jeu évident ou si le ballon est sorti des limites du terrain.
  • Pour un penalty, en cas de faute commise à l'intérieur/extérieur de la surface, ou si le ballon est sorti des limites du terrain, ou en cas de hors-jeu.
  • Confirmation de l'identité d'un joueur fautif.

Comment savoir quand un arbitrage vidéo est en cours ?

L'arbitre central doit obligatoirement mimer le rectangle d'un écran vidéo avec ses mains afin de signaler qu'un arbitrage vidéo est en cours. Si vous le voyez simplement porter la main à son oreille, il s'agit juste d'un signe pour retarder la reprise du jeu, et pour informer qu'il discute avec son assistant vidéo. En effet, dès lors que le jeu a repris, les lois du jeu n'autorisent pas un retour en arrière (sauf en cas de conduite violente d'un joueur).

Afin d'éviter tout dérapage, les images ne devraient pas être projetées dans les écrans géants du stade (même si le règlement le permet), mais des informations précises seront affichées afin que les spectateurs puissent suivre l'évolution de la décision (exemple : « La faute a-t-elle été commise à l'intérieur ou à l'extérieur de la surface ? »). Les téléspectateurs auront aussi accès à ces informations, en plus des ralentis diffusés à la discrétion du réalisateur TV.

Quoi qu'il arrive, si jamais il y avait un désaccord entre la salle de visionnage à Moscou et l'arbitre sur le terrain, c'est l'arbitre central qui reste le maître à bord, et donc le seul décisionnaire.

Bonne Coupe du Monde à toutes et tous

COACHONEROS

 

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